Où sont-ils passés ?
L’avez-vous vu ?
Un animal non répertorié dans notre liste s’est glissé dans cette fresque.
Lequel est-il ?
L’habitant disparu des herbiers de la Martinique
L’âme hante infiniment
Les herbiers, les mangroves
Qui a disparu en premier ?
L’amante ou L’amant ?
Impossible à savoir !
Je sais ce que vous allez me dire :
que je me lamente hein ?
C’est que ce regard manque à l’océan.
Comment avancer dans le bon sens
Quand il manque un regard autour de nous
C’est lamentable
De faire disparaître d’autres vivants
Juste pour nous, pour nous, pour nous
Toujours pour nous.
Pensée à tous les lamantins qui habitaient
Madinina et qui ne sont plus là…
Ah mais ils ne sombrent pas dans l’oubli…
Une commune, un aéroport portent son nom.
Quel destin ces lamantins !
Il y avait aussi des phoques et des flamands roses…
J. Crillon
Réponse
Le lamantin des Antilles est un mammifère marin herbivore de l’ordre des siréniens, communément appelé vache de mer ou vache marine, une expression trouvant son origine dans son alimentation car il broute les algues et les herbiers.
Mammifère marin emblématique de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique, le lamantin a disparu de Guadeloupe et de Martinique au début du XXe siècle.
De la famille des Trichéchidés, il consacre 6 à 8 heures de son quotidien à brouter des algues en eau peu profonde, la bouche collée au sol, appuyé sur ses nageoires antérieures. En dehors des heures qu’il passe à se nourrir, il consacre plusieurs heures par jour au repos en restant entre deux eaux, mais il doit remonter à la surface toutes les trois ou quatre minutes pour respirer.
Nous souhaitons avec cette fresque sensibiliser les publics à la richesse de l’environnement naturel qui nous entoure.
Ces espèces que l’on trouve à proximité des habitations et de cette urbanisation grandissante vivent grâce à un équilibre fragile. Il est important d’en prendre conscience afin de préserver nos écosystèmes et notre biodiversité.
L’île est entourée de beautés. De beautés fragiles. De beautés nourricières.
Depuis l’installation et le développement de nos sociétés humaines, ces beautés sont en péril. Des espèces ont disparu de nos eaux, les lamantins ne sont plus visibles que dans les contes, les phoques moines également…
Quelles sont ces richesses ?
Sous l’eau, de nombreuses formes de vie, du plancton, invisible à l’œil nu et pourtant essentiel à la survie.
Il faut le savoir, nos respirations viennent pour moitié des forêts, et pour l’autre moitié, des océans : algues, herbiers…
Les herbiers, les communautés coralliennes, le sables, la colonne d’eau, les mangroves, les profondeurs, les forêts de gorgones… il y a tant de diversité de paysages et de fonctions que l’homme effleure à peine du bout de son doigts la complexité du monde sous-marin. Malheureusement, cette richesse s’étiole rapidement, il faut protéger ce qui peut encore l’être et réduire nos pressions afin d’espérer une amélioration.
Protéger c’est aussi connaître et partager les trésors de cette diversité, ses fragilités, ses forces aussi.
© Parc Naturel Marin de Martinique